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Pierre Establet - Réflexions et projection

Articles récents

Covid 19. Aucune crise n’est imprévisible, aucune crise n’est inévitable, espérons que cette crise soit utile.

28 Octobre 2020 , Rédigé par Pierre Establet

L’explosion de Tchernobyl était prévisible : une centrale nucléaire mal conçue, mal surveillée, dans un état qui cherchait plus à cacher sous le tapis les errements aux solutions. L’affaire du sang contaminé était prévisible : la vénalité associée à l’incompétence des intermédiaires, qui préfèrent sauver leur fauteuil aux alertes. Les deux guerres mondiales étaient prévisibles : pour preuve, Lucien Herr, en 1898, les avait décrites. La crise de la vache folle, c’est à dire donner des farines animales contaminées à des animaux de la même espèce, était évidemment prévisible. Les inondations à répétitions sont prévisibles : le bétonnage massif des zones d’épandage naturel, couplé au réchauffement climatique, permet d’envisager les désastres qui sont arrivés. Les pétroliers rouillés, pas entretenus, établi dans des paradis fiscaux, qui coulent au large des côte, c’est, là aussi, prévisible. La pandémie actuelle, fondée sur l’association de la déforestation, l’émergences de virus jusque-là contenus, de la surpopulation métropolitaine et la massification des échanges internationaux, est tout autant prévisible.

Toutes étaient évitables, sans doute à l’exception du Sida, qui a surgit sans qu’on ne comprenne pourquoi et comment. Même le risque sismique est prévisible, les accidents de la route, les effondrements de terrain en montagne, les déraillements, toutes ces crises sont prévisibles.

Les crises sociales aussi : quand on entretient une telle disparité dans la répartition des richesses, forcément, un jour, ça craque. C’est donc prévisible qu’un jour, un soulèvement se fasse jour.

Les famines, les guerres de l’eau, les guerres de pouvoir dans les ex-pays colonisés, sont des crises prévisibles.

Sont-elles évitables ? La réponse est oui. Bétonnons moins, déforestons moins, délocalisons mois, prévenons plus, répartissons mieux, surveillons mieux, investissons dans une économie décarbonnée, réfléchissons à nos relations internationales dans le respect des différences, des cultures, des croyances, roulons moins vite, soyons plus civiques, plus attentifs aux autres, plus respectueux des relations humaines. La plupart des crises d’origine humaine seront évitées. Les crises accidentelles pourront être affrontées. La crise climatique qui arrive peut sans doute encore être contrôlée, même si nous n’échapperons pas au sacrifice d’une ou deux générations. Cela fera pas mal de générations sacrifiées : 2 de 1914 à 1918, deux autres de 1939 à 1945, deux générations de 1973 à 2002, sans doute une à cause de la Covid, et sûrement 2 ou 3 à cause du réchauffement climatique.

Enfin, cette crise est-elle utile ? la réponse tient dans l’analyse des deux parties précédentes : la Covid 19 doit servir de détonateur à une prise de conscience mondiale et citoyenne, humaniste et conquérante de nouvelles organisations humaines, respectueuses de son environnement, des autres, des faunes et des flores, des histoires, ds cultures, des croyances, de l’écoute et des envies.

Alors elle sera utile. Sinon, on ira vers d’autres générations sacrifiées. Jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus.

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Pour un reconfinement sanitaire et économique responsable.

25 Octobre 2020 , Rédigé par Pierre Establet

Depuis quelques jours se fait sentir le débordement de nos pays à gérer correctement cette crise sanitaire, emballement des contaminations, engorgements des services d’urgence et de réanimation, report des soins dits « non-essentiels », distanciation dans les EHPAD, messages anxiogènes, mesures intermédiaires et informations contradictoires. Tout démontre que la panique est en train de prendre le pas sur la logique.

Une logique sanitaire, basée sur un premier constat.

C’est un constat scientifique qui fait consensus, sauf chez certains dégénérés, nous de disposons pas plus de thérapeutiques efficaces que de procédures vaccinales à court terme. 

Ensuite, on ne sait pas empêcher la propagation de ce virus, ni avec la mise en œuvre des mesures de distanciation sociale, ni barrières. Pourquoi ? parce que c’est tout simplement impossible. Trop de ruptures de vigilance, de gestes involontaires, de rencontres et de promiscuité. Dans une journée, une personne normale, qui travaille, prend sa voiture, va au boulot, entre dans son lieu de travail, sort déjeuner, revient du déjeuner, termine sa journée, fait les courses, rentre chez elle. Disons qu’il s’agit d’un adulte, formant un couple et ayant deux enfants scolarisés. Cela fait entre 40 et 100 zones de contacts par jour avec le virus. Tous les jours, cinq jours sur sept. Sans même parler des instants cafés, des pratiques sportives, des téléphones non désinfectés, des claviers d’ordinateurs imbibés, des sanitaires plus ou moins bien entretenus, des poignées de portes, des barres de charriots, …

Est-ce que les mesures de couvre-feu sont des mesures efficaces ? Cela pose une première question : pourquoi le virus ne se propagerait pas avant 21 h, dans les restaurants, dans les transports d’autant plus bondés que les mesures influent sur la sur-fréquentation aux heures de pointe ? Est-ce que le couvre-feu garantit une exemplarité dans les comportements individuels et collectifs privés ? Et qui va vérifier ? Et pour quelle durée ? 

Avec ces mesures, il semble qu’au mieux, on atténue l’exponentialité de l’épidémie. Qui reste exponentielle.

Une logique économique.

En acceptant un confinement lié aux personnes exposées : secteur tertiaire, école, économie de loisirs, de culture et de détente, soit l’essentiel de l’économie et de la relation sociale française, en privilégiant de nouvelles organisations, comme un télétravail structuré, un accès culturel par retransmission, pour le spectacle vivant, capté et diffusé sur des plates-formes payantes, la possibilité de faire transporter les repas préparés par les chefs par des taxis, des VTC, deux par d'autres personnes qui auraient un accès privilégié au transport en commun. D’une part, on ne bloquera pas l’économie, en tout cas pas au même niveau que le confinement total qui se précise, mais encore on construit les bases d’une économie nouvelle, fondatrice, une fois sortie de la pandémie, d’une véritable économie relationnelle.

Mais cela passe par un coup d’arrêt à la contagion, et, rejoignons-là les propositions des Prix Nobel d’Économie Esther Duflo et Abhijit Banerjee : un confinement total d’un mois, qui va coûter 10 Milliards d’euros (soit 8 de plus que ce que coûtent les mesures actuelles), avant de déployer cette solution bien plus raisonnable et respectueuse de tous. Confiner intelligemment, ni par âge, ni par région, ni par heure, ni par métiers. Pour repartir à zéro, ce que nous aurions dû et pu faire en mai, et organiser l’émergence cette nouvelle organisation sociale.

Il serait bien que nos deux Prix Nobel prennent le temps de calculer ce que cette nouvelle société économique émergente, créatrice d’emploi, de proximité, non dé localisable, va générer. 

#Covid19 # Esther Duflo #Abhijit Banerjee #Couvrefeu #Confoniement #Pandémie #Coronarovirus

 

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Du choc pétrolier au choc Covid : le Monde n’a rien appris !

15 Août 2020 , Rédigé par Pierre Establet

1973, choc pétrolier, que personne n’avait anticipé, alors même que la vie économique connaissait une mutation radicale entre le passage d’une économie agricole à une économie industrielle, fortement dépendante des énergies fossiles. La Mondialisation naissante, les choix de soutenir une macro-économie aux détriments des PME, privilégier Bull à la Micro-informatique, maintenir sous perfusion une sidérurgie sans avenir, à défaut d’une politique d’innovation robuste et portée par une ambition nationale.

 

Bilan : le chômage, après 30 années dites glorieuses, explose, les déficits arrivent, la dette s’accroit, la croissance stagne, et avec elle les revenus des ménages, la répartition des richesses est passée de 1 pour 10 à 1 pour 1 million. Dans le même temps, les déficits des organismes tampons s’accroissent. Le syndicalisme recule, la gestion paritaire issue du CNR, est captée par des technocrates, non fonctionnaires, et qui utilisent ces nouveaux pouvoirs pour de nouvelles ambitions. L’école publique perd des moyens, au profit de l’école privée, l’hôpital public est petit à petit rendu exsangue. Le secteur assuranciel se transfert petit à petit d’une responsabilité collective à une individualisation de la responsabilité. Les Transports ferrés intercités, régionaux, sont balayés à la vitesse du TGV. Les transports aériens non rentables, écologiquement dévastateurs, pas seulement par leur emprise du la production de CO2, mais principalement par la possibilité qu’ils offrent de mettre n’importe quel pays du monde à proximité de citoyens irresponsables. Les ateliers du Monde se déplacent à la vitesse des transports maritimes déresponsabilisés de leur impact social et écologique. 1973. Il y a 50 ans.

 

2008, choc bancaire. D’avoir vécu sur le dos des milliards de personnes pauvres, le système conçu par des algorithmes, s’effondre, mais, au final sans conséquence : étant donné que les décideurs publics ont fait leurs études avec ceux qui ont inventé ces algorithmes, des solutions sont trouvées. Certes, payées par ceux qui n’étaient pas dans ces écoles. Mais, en peu de temps, des milliards d’euros, de dollars, sont trouvés. Ouf. Enfin, ouf pour eux, mais pas pour les générations futures : l’endettement explose, les inégalités aussi. L’abandon de vastes secteurs publics au profit(s) du privé permet de soupapes de sécurités, et même, de vastes vases communicants : les routiers, les citoyens, payent pour des autoroutes déjà payés. Et le payent cher.

 

2020, choc Covid. Le concentré de 50 ans d’errements. Trop de mondialisation, trop de déforestation, trop d’intensivité, autant dans l’agriculture que dans la production de biens de de services. Une mondialisation sans contrôle. Une épidémie qui ravage la planète, humainement, socialement, économiquement, politiquement, culturellement. Des apprentis-sorciers se partagent l’espace politique. En Europe, aux USA, en Russie, au Brésil, en Chine, en Inde. Ils sont peu : quelques apparatchiks, quelques erreurs de castings. Mais ils sont là, eux. Les citoyens ? Des produits. Les institutions ? Des jouets. L’avenir ? Une partie de dés.

 

Les Gafa sont de plus en plus riches, en payant de moins en moins pour la redistribution collective. 

 

Depuis 50 ans, de baisses d’impôts internationales en diminution de cotisations sociales, ce sont les 2 % les plus riches qui ont capté presque 100 % des richesses mondiales.

 

Mais qui sauve la vie quotidienne ? Le secteur public, les infirmières, les internes, les externes, les cantonniers, femmes et hommes de ménages, les éboueurs, les sages-femmes, les médecins hospitaliers, les routiers, les caissières, les livreurs, les artisans, les commerçants, les agriculteurs maraichers, et éleveurs, les fonctionnaires municipaux, les profs, instituteurs, aide-soignants. Payés à peine au SMIC. Jusqu’au-dessus du seuil de pauvreté. Juste à peine. Tous ces derniers de cordées. On devrait souvent relire « Premier de Cordée » de Roger Frison-Roche et mesurer que bien souvent, la cordée est assurée par le dernier de cordée, pas par le premier.

 

Et pourtant, personne ne tire durablement de leçon de ce dernier choc : cesser d’investir dans l’économie destructrice, privilégier, sans concession, les circuits courts, accompagner les technologies nouvelles sobres, refaire de l’éducation des enfants la priorité d’un État, d’une Europe. Rebâtir conjointement un système de santé performant et accessible à tous. Combien des milliards d’euros vont aller à sauver des banques ? Des constructeurs d’avions ? De voitures ? Des marchands d’armes ? Et, que restera-t-il pour accompagner la transition écologique ? De quoi accepter que les champs de betteraves, engraissent les industriels, et dégraissent les sols et y introduisent des destructeurs de polinisateurs ?

 

Quid des technologies d’avenir ? Recyclage bas carbone, protection du patrimoine, construction 100 % bas carbone, réorganisation du système de santé vers la prévention ? Quid des circuits courts, d’une agriculture rentable, parce que transformée et vendue par son producteur ? Quid des « nouvelles ruralités » ? De l’Économie sociale et solidaire ? Questions posées par Jean-Claude Flammand, ex-Président de l’Inra, qui voyait le monde rural avec 30 ans d’avance sur nos décideurs.  Toutes les technologies existent en France, en Europe. Des milliers d’idées fusent, et des milliards sont disponibles pour les accompagner. Comme existait l’inventeur français du Micro-ordinateur et de la souris, malheureusement – Merci Giscard – sacrifié sur l’autel du Bull. 

 

C’est dans ces secteurs émergents, permettant à la fois de garantir l’autonomie des citoyens, la diminution de la production des gaz à effets de serre, le lien social, la lutte contre le communautarisme, contre les délinquances issues de la concentration de la pauvreté.

 

Il est temps, encore temps, de faire « le bon choix », pour une fois dans notre histoire récente, d’après-guerre, d’anticiper une crise majeure. Et, avec un peu d’opiniâtreté, la prochaine. Incertaine, cette fois, pour la survie entière de l’humanité. Si tant est qu’elle le mérite.

 

#Covid19 #Covid #Macron #EmmanuelMacron #CircuitsCourts #Infirmières #SauvonslaSanté #EcolePublique  #EconomieBasCarbone #SantéPublique #InvestissementsDAvenir #PIA #Ademe #BPI #BarbaraPompili #BrunoLeMaire

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L’impuissance économique européenne, au service de l’effondrement de l’Europe.

8 Avril 2020 , Rédigé par Pierre Establet

A quoi sert l’Europe ? En temps de paix, de prospérité, de croissance ininterrompue, de progrès social, scientifique, de respect de libertés individuelles, l’Europe se préoccupe de la taille des concombres, d’harmoniser des produits, qui naturellement, ne sont pas harmonieux. Elle permet à des Hauts Fonctionnaires de gagner 2, 3 ou 10 fois plus que s’ils étaient fonctionnaires dans leur pays d’origine. Elle permet à des Commissaires non élus de décider de règles que les États appliqueront, plus ou moins, à plus ou moins longs termes, et qu’ils chercheront à contourner. Elle permet à des parlementaires, élus par les pays, et pas par l’ensemble des Européens, de palabrer, de s’écharper, comme dans leurs parlements nationaux, mais avec plus de moyens, plus de protections et, surtout, moins de travail.

 

Mais, ce n’était pas grave : l’Europe, solidaire, assurait la paix en Europe, après 2 guerres qui l’avaient ravagée. Europe. Solidaire. Les pays du Nord venaient, sans frontière, bronzer sur les plages du sud, avec des infrastructures construites et payées par les pays accueillants, mais gratuites pour eux. Les pays du Sud achetaient des grosses berlines, des tulipes, et prenaient des leçons de bonne gestion auprès des pays du Nord. Les pays du Nord accueillaient avec bienveillance des sièges sociaux de multinationales « défiscalisatrices », qui réalisent leurs bénéfices dans les pays du Sud, et – ne – payent – pas - leurs impôts dans les pays du Nord. 

 

En Grèce, la potion amère est administrée aux citoyens pour endiguer une faillite d’État, causée par la négligence politique de cet État, mais aussi par une banque Internationale qui a trafiquée les comptes et par la cupidité des banques des pays du Nord, qui prêtent à des taux d’usuriers.

 

Europe. Solidaire. En 2008, l’Europe a sauvé les banques, à coup de Milliards d’Euros, remboursés par les citoyens, du Nord et du Sud. Mais nous étions encore en temps de paix. Ouf pour les banques.

 

Comme le dit Notre Président, désormais, nous sommes en temps de guerre. Et cela se voit : c’est à qui va piquer les masques Italiens, Tchèques, Français, en loucedé. C’est à qui d’applaudir les soignants à 20 h quand 30 % des autres sont prêts à les dénoncer, à les maltraiter, le reste de la journée.  Ou à leur voler leurs matériels de protection.

 

Et en guerre, au final, c’est chacun pour soi : les pays du Nord, refusent d’aider les pays du Sud, en oubliant que nous ne devrions pas être une somme d’États, mais un continent solidaire.

 

Que va-t-il rester de cet égoïsme ? Un racisme résurgent ? Des citoyens du Nord accueillis au Sud par des mots qu’on espérait oubliés ? Sale Boche ? Des pays du Sud qui vont devant la ruine ? Et donc se livrer à de pseudo-sauveurs, comme en 1932 ? C’est déjà le cas en Hongrie. Ça a failli être le cas en Italie. 

 

En temps de guerre, on attend de l’Europe une volonté de se serrer les coudes, de s’entre-aider, d’accueillir les plus faibles, parce que c’est le fondement de l’Humanisme. Parce que ça devrait être le fondement de l’Europe. Et si nous regardions un pays du Sud, le Portugal, solidaire et prospère ?

 

Si nos 27 Ministres des finances sont incapables de s’accorder, si nos élus au Parlement Européen n’ont pas le pouvoir de faire pression sur les égoïsmes nationaux, si les Commissaires Européens ne comprennent pas les enjeux collectifs de cette guerre et son issue, alors, c’est qu’ils ne servent à rien.

 

Il est grand temps de soumettre les choix, économiques et politiques, au peuple européen, un européen, une voix, à travers un référendum, en ligne, confinement oblige !

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Gestion de crises, où est passée notre mémoire ?

4 Avril 2020 , Rédigé par Pierre Establet

Mais qu'a t'on retenu des crises qui ont éveillé les consciences dans les 90 ? Tchernobyl, Sida, sans contaminé, Vache Folle, Tunnel du Mont-Blanc, Inondations dans l'Aude, Erika, Tempêtes de 99, Ebola, Sras, H1N1, AZF, et j'en passe. 

Nous avions élaboré à la fin ses années 90, un référentiel de gestion de crises, selon leur nature, crises sociales, sanitaires, accidentelles, .... qui reposait sur l'anticipation, la coordination, l'information certifiée et transparente, la préparation et la participation des tous les acteurs susceptibles de diminuer les impacts des crises et de sortir de ces dernières par le haut. Médias, décideurs publics et privés, élus, réseaux associatifs, ...

Mais, où est passée cette mémoire collective ? Dans quel placard ? 

Je me souviens d'un article que j'ai rédigé, dans Stratégie, qui s'intitulait "il n'y a pas de crises imprévisibles, pas de crises inévitables, pas de crises inutiles" et qui se fondait sur ce patient travail de débriefing de la gestion de ces crises. 

Médiapart rappelle ce travail : https://www.mediapart.fr/…/gerer-le-covid-19-pourquoi-l-eta…

Espérons qu'on saura tirer, cette fois, les leçons de cette pandémie, et nous adapter enfin à la crise qui sera toujours là après : celle du réchauffement de la planète.

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Réseau Internet ADSL, serveurs d’hébergement et 4 G au bord du colapse !

20 Mars 2020 , Rédigé par Pierre Establet

 

Avant le confinement, le débit de mon fournisseur d’accès (20 GO maximum), était à son apogée : TV, imprimante en réseau, 6 ordinateurs, autant de téléphones (grande famille), tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Je venais juste d’installer un NAS avec miroir en VPN, pour mettre à la disposition de mes associés un espace sécurisé de stockage et de partage des données. Tout fonctionnait bien.

 

Jour 1 du confinement, premier signal de faiblesse, on passe de 20 Go à 10. Mais, la plupart du temps, tout fonctionne bien.

 

Là où tout a commencé à se dégrader, c’est quand les enfants ont dû reprendre les cours par Internet, que les boites ont recouru massivement au télétravail. Notre débit est passé de 10 Go à quelques centaines de kilos… Bref, il faut parfois plusieurs minutes pour ouvrir une application, sans parler de visioconférence hachée, ou de téléchargement de données volumineuses. 

 

J’habite dans une ville de 20 000 habitants, située à 10 km de la 4ème ville française, en pointe, parait-il, de l’IoT et des New Techs et des technologies spatiales. Je n’ose imaginer ce qu’il en est dans les coins plus reculés.

 

Question 4G, outre que ce n’était déjà pas terrible avant (on vit dans une zone quasiment blanche, au cœur d’un espace plutôt bien desservi), là, on atteint le niveau « bi bop » : il faut sortir, chercher un post, ne plus en bouger, qu’il pleuve ou vente. Cela rend compliqué la relation téléphonique : échanger des mots hachés en plein vent d'Autan... On dirait du Brassens, sans la poésie.

 

D’une part, cela pose une question en termes de civisme numérique : le confinement n’est pas, à mon sens, un temps de détente et de vacances, mais de respect de la santé des autres, de nos soignants au premier rang, et de chaque citoyen. Être confiné, oblige les élèves et les professionnels à travailler durant les heures habituelles, et donc, le civisme voudrait que les connexions Netflix, Canal +, Spotify, Apple TV, etc., les téléchargements de films, streaming, ou autre loisir, jeux vidéo, qui encombrent les bandes passantes, et, soit dit en passant, produisent une quantité inimaginable de gaz à effet de serre, passent après, par exemple le soir, comme cela est habituellement de cas lors de la « vie normale ».

 

D’autre part, petit coup de publicité perso, j’accompagne désormais une Sart-up, qui vient de passer plusieurs années à concevoir une technologie qui accélère les flux digitaux, qui fonctionne, et qui est en capacité, quel que soit le flux, d’accélérer par des facteurs très significatifs la vitesse de débit de n’importe quel courant faible. Une technologie dont la R&D est terminée, les expérimentations concluantes, et qui doit passer en phase de développement. Cela peut se faire très vite. Il faut encore trouver les investisseurs intéressés, et quelle que chose me dit, que « à quelque chose, malheur est bon », la saturation actuelle des serveurs, des réseaux, des wifi, va accélérer l’intérêt économique de nos producteurs, hébergeurs et conducteurs de Data. Qui plus est en diminuant drastiquement la production de gaz à effet de serre. D'une techno plusieurs opportunités.

 

Mis à part de revenir au bon vieux réseau filaire pour le téléphone - celui que même les tempêtes de mistral ne nous empêchaient pas de passer des heures au téléphones, à se faire engueuler par nos parents, ou de déployer la fibre en urgence - ce qui ne changera pas la saturation des serveurs, bien au contraire - ou bien encore de revenir à des règles d’usage d’Internet et de la 4 G conformes au civisme évoqué plus haut, cette technologie à de beaux jours devant elle.

 

Teasing : la semaine prochaine, on vous en dira plus, mais d’ici là, s’il vous plait, soyez un peu respectueux des enfants qui bossent à domicile, des profs qui s’échinent à donner des cours à distance et des personnels de santé qui ont besoin des réseaux pour soit se détendre (quand ils le peuvent), soit pour rester en contact avec leurs hôpitaux, soit pour communiquer entre professionnels de santé.

 

#RéseauxSocial #Netfix #AppleTV #CanalPlus #Covid-19 #CoronaVirus #Free #BouyguesTelecom #Sfr #Orange #OVH #SigFox #BPIFrance #OnApplaudit

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Afflux d'argent public en Europe !

19 Mars 2020 , Rédigé par Pierre Establet

 

750 Milliards d’euros débloqués par la BCE, qui suivent les 120 Milliards décidés préalablement. 350 Milliards en France, 350 Milliards d’Euros en Espagne… Partout dans le monde un afflux de liquidités pour éviter d’une pandémie qui – a priori – laisse 98 % de personnes atteintes guérir. Ca laisse rêveur quant aux règles budgétaires qui ont corseté les États durant 30 ans.

 

Si on avait investi cet argent dans le maintien d’une économie européenne de proximité, respectueuse des circuits courts et peu productrice de gaz à effet de serre, dans l’amélioration du système éducatif et de santé, dans le maintien et le développement de PME PMI, plutôt que de délocaliser à tour de bras, on aurait sans doute éviter de dépenser en urgence – donc, sans stratégie – autant de moyens, et, surtout, éviter pour une grande part le réchauffement de la planète qui coûtera en vies et en argent bien plus que le Covid-19.

 

Mais qui va payer ces sommes faramineuses, supérieures à celles sorties pour sauver les banques ? La banques ? Les 2 % qui possèdent 90 % du patrimoine mondial ?

 

Espérons que les décideurs, cette fois, pour une fois, sachent se servir de cette crise pour en tirer les bonnes leçons : produire ce qu'il faut à côté de là où il le faut, rétablir des règles universelles de répartitions des richesses, investir sur l'avenir, c'est à dire dans l'éducation et la santé publiques.

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/face-a-levolution-du-coronavirus-la-bce-debloque-750-milliards-deuros_fr_5e72a431c5b6f5b7c53db6ee?utm_hp_ref=fr-homepage

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Santé publique, gestion privée ?

13 Février 2020 , Rédigé par Pierre Establet

Ce soir mes parents (82 ans), grands voyageurs depuis toujours, ont du être rapatriés d'urgence d'Inde, où ils passent une part de leur retraite entre la fin de la mousson et le début des grandes chaleurs. Ils ont travaillé toute leur vie, sans discontinuer, et continuent de le faire, chacun dans son domaine.

Ma mère s'est fait une entorse du genou, pas assez importante pour l'immobiliser mais suffisamment pour la déstabiliser. Les conséquences ont été une très forte baisse du sodium et une forte fibrillation cardiaque. De quoi décider un rapatriement d'urgence, le centre de santé dans lequel elle a été recueillie en Inde ne disposant pas des moyens de la soigner.

Il aura fallu à mes deux soeurs, ma nièce (Merci Fannie), jeune interne, heureusement présente sur place, et à mon beau-frère, cardiologue, qui a choisi le public au privé, de déployer des trésors de persuasion, pour obliger les deux assurances privées (dont une - et, c'est triste - mutualiste), payées rubis sur l'ongle depuis 62 ans, de les rapatrier. Que la pseudo assurance rattachée à Visa Premier (ou du même acabit), on peut imaginer ne rien attendre. Je ne souviens pas avoir réussi à faire jouer les soi-disant assurances dans quelques domaines que ce soit (vols, pertes de lunettes, ...). Mais de la part de la célèbre mutuelle des profs...

En revanche, l'hôpital public français, lui, avait préparé son entrée, à 19 h et la Cheffe de clinique est venue exprès, pour l'accueillir et lui prodiguer les premiers soins et examens. Merci à elle.

Il en a été de même en ce qui me concerne : hospitalisé en urgence en septembre, au CHU de Rangueil à Toulouse (en grève, mais pourtant tous fidèles au poste) suite à un gros problème pulmonaire, j'ai été pris en charge tard le soir, et soigné tôt le matin. Par deux fois, pensant mon affection bénigne, j'étais allé aux Urgences du clinique privée flambant neuve... Qui n'a même pas effectué de radio des poumons, ni mis sous traitement antibiotique. J'aurai pu y rester.

Quand va t'on prend conscience que notre force réside dans la gestion publique des droits des citoyens ?

Merci à tous les personnels de l'hôpital public. Battez vous : vous avez raison.

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DPOrganisation : une solution performante pour votre gestion des données personnelles de vos clients !

5 Février 2020 , Rédigé par Pierre Establet

 

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La Gauche, hou hou ?

28 Janvier 2020 , Rédigé par Pierre Establet

Italie, Portugal, Espagne. Révolte au Chili. Quand la gauche française va-t-elle se remettre à penser, à produire ? A Innover ? On dit l’Europe, la France, fondamentalement de Droite, mais c’est faux : nos vieilles démocraties, et d’autres plus récentes, sont ancrées dans le monde des lumières, dans l’humanisme jaurésien et dans les conquêtes sociales d’avant-guerre. Ce qui sous-entend, que, si les électeurs, les citoyens, majoritairement de gauche ne votent plus à gauche, c’est parce que notre gauche s’est pris une grosse droite ! Et que pour encaisser cette droite, elle a monté trop haut sa garde gauche, et ne se protège plus du corps (merci Rocky – pas Michel : Balboa) !

 

Notre Gauche doit se réinventer sur ses piliers : Europe, laïcité (ni au sens d’Antoine Conte, pas plus que de Manuel Valls, mais d’Aristide Briand et de Jules Ferry), humanisme, conquête de nouveaux droits, économie sociale et solidaire, écologie, renfort des territoires, circuits courts, respect des libertés, dialogue social, ouverture démocratique élargie. 

 

Ecoutons Robert Badinter, relisons Stephane Hessel, redécouvrons Lucien Herr, penchons sur les travaux de Marcel Mauss, revisitons Pierre Bourdieu : leur modernité n’a pas pris une ride. Ils ont tous été des conquérants, pas des apparatchiks vissés sur leurs ambitions, leur(s) mandat(s) ou leurs conforts. Non. Ils ont construit les bases d’une société solidaire, formatrice, respectueuse, ouverte, moderne, où les droits sociaux correspondaient aux enjeux et au contexte de la société dans laquelle ils réfléchissaient, vivaient et travaillaient. Analysons les travaux de Dominique Meda, ceux de Thomas Picketty, les engagements de Christophe Ruffin, la démarche engagée par Benoit Hamon, les avancées électorales de Yannick Jadot. Regardons le mouvement des « sardines » en Italie, le combat des engagés, les futurs « justes », pour les réfugiés. Regardons, au-delà des héros, des figures pseudo-charismatiques, que la force de la gauche a toujours été de s’associer.

 

Oui, il faut que la gauche saute une génération : la PS ne produit plus que des apparatchiks à moyens limités, et n’est plus composé que des seuls élus. Mélanchon est un frein, tant il s’est enfermé dans une forme messianique de son expression. L’extrême gauche a disparu. Le syndicalisme a ressurgit, profitons-en !

 

Que la Gauche associe les réseaux associatifs, les syndicats, qu’elle s’engage sur des nouvelles conquêtes, écologiques, sociales, dans la formation, l’éducation tout au long de la vie, le droit des femmes, la lutte contre les nouvelles inégalités et les nouvelles précarités, non  par le maintien de droits acquis il y a 100 ans, mais par la conquête de droits nouveaux. Qu’elle se structure en France, mais sache s’associer aux autres gauches européennes. Qu’on lègue un espace de réflexion à nos enfants, à leurs enfants, qui leurs permettent de vivre heureux, engagés, libres.

 

Réécoutons Nelson Mendela : « Une société qui ne s’occupe pas de ses enfants n’est pas une vraie nation ». 

 

Qui s’occupe de nos enfants ? Les députés qui repoussent l’usage du glyphosate ? Les décideurs politiques européens qui se crêpent le chignon pour avoir la prééminence européenne ? Le Conseil de l’Europe, formé de non élus, à la merci des orientations politiques des Nations, ou de l’influence des lobbys ? Qui s’occupe de nos enfants ? L’entrée dans la constitution de règles d’exception ?

 

Qui va soigner nos enfants ? Les hôpitaux exsangues ? Qui va éduquer nos enfants ? L’entrée en vigueur de l’hyper sélection dès le collège ? Qui va accompagner nos enfants tout au long de leur vie ? Une formation continue captée par les entreprises ? Qui va donner à nos enfants le gout de l’engagement ? Les balles LBD ? L’enfermement de ceux qui aident les réfugiés ? Qui va donner la culture libre à nos enfants ? Disney ? Netflix ? Apple ? Qui va permettre l’épanouissement social et vital de nos enfants ? L’obligation de travailler sans discontinuité toute une vie, entre la formation, pendant 30 ans, et la retraite, à 70 ans ? Qui va cadrer les conditions fiscales égalitaires et redistributives ? Amazone ? Trump ? Google ? Poutine ? Huawei ?

 

Oui, la Gauche à sa place toute sa place : elle seule pourra concevoir une base sociétale juste, comme celle de Blum, comme celle de Jaurès, comme celle de François Mitterrand. Et sa place est d’être aux côtés des enfants de notre nation. 

 

La Gauche doit redevenir un espace d’humanisme et de conquêtes et rendre le citoyen responsable de sa destinée en lui confiant les rennes des décisions qui engageront 

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